f363002

10 idées reçues qui font déraper une vidéo

Written by Frédéric Veve on . Posted in Audiovisuel

À l’époque de Youtube, tout le monde se met à la vidéo. Chacun y va de son histoire sur le net.
Les outils pour tourner, monter, diffuser de la vidéo sont enfin à la portée de tous.

Nous vivons le même type de révolution que celle qui a ébranlé l’industrie de l’impression avec l’arrivée des logiciels de mise en page.

Pas un site internet  qui ne s’essaye au vidéo journalisme en ligne. Tout le monde se veut  réalisateur. Chacun(e) veut son interview sur le net, bricolé avec sa caméra digitale dernier cri…

Dernier cri, ce pourrait bien être le dernier cri de la vidéo. C’est pourquoi je voudrais partager avec vous aujourd’hui, 10 idées reçues  qui font déraper une vidéo dans l’immense champ des films ennuyeux.

La vidéo reste un métier !

Vous l’avez sans doute remarqué, la grande majorité des vidéos disponibles sur le net sont techniquement pauvres, longues, ennuyeuses, et font « amateur ». C’est bien la preuve que la vidéo est affaire de professionnalisme. Celui des:

  • Scénaristes, réalisateurs, producteur, storyboarders, assistants réalisateurs qui créent le film.
  • Cameramen, éclairagistes, preneurs de son, décorateurs, accessoiristes, maquilleuses, coiffeuses, comédiens, comédiennes, figurants, qui lui donne vie.
  • Monteurs, truquistes, musiciens, infographistes 2d & 3d, ingénieur du son , eux lui donnent son rythme, ses effets, ses habillages et le finalisent…

Bien que de nos jours l’idée communément répandue soit qu’une seule personne peut tenir seule tous ces postes, avec le minimum de matériel, un bon film reste avant tout un travail d’équipe.

Effectivement si votre définition de la vidéo se limite à: « une image qui bouge c’est de la vidéo» , il peut alors être possible de produire de la vidéo à la pelle. Mais si votre objectif est de passer un message engageant, qui implique le spectateur parce que qu’il déclenche de l’émotion, alors c’est une autre histoire….

Les 10 Idées Reçues:

1) Le micro de la caméra est un “mini ingénieur du son”…

Combien d’interviews hantent la toile, qui montrent un pauvre interviewé seul face à la caméra, parlant tant bien que mal dans une ambiance de résonance et de bruit digne d’un hall de gare ? Et que dire de l’intervieweur, caché derrière la caméra, dont on perçoit à peine la petite voix toute en écho, comme venue du fond des toilettes ?
Non, le micro de la caméra, tout numérique et automatique soit-il, ne permet pas de faire des interviews ni des prises de son correctes. Pour une interview, il faut au minimum un micro cravate par personne.
N’oubliez pas que le son est la partie la plus importante de la vidéo.
Surpris ? Regardez donc vos films sans le son, vous verrez…
Notre œil sait interpréter une image de mauvaise qualité rapidement. Ce n’est pas le cas de notre oreille. Une bande son de mauvaise qualité demande au spectateur un effort de concentration important pour capter le message. Si cet effort est trop grand, vous perdez son attention.
Alors, sauvons les spectateurs, achetons des micros !

2) Le super objectif de ma caméra fera la qualité de mon film

Il faut trois ingrédients pour faire un bon film : 1° une bonne histoire, 2° une bonne histoire,et 3° une bonne histoire…

Cette citation est habituellement attribuée au grand Jean Gabin.

Une superbe image tiré de votre magnifique “appareil-photo-DSLR-qui-fait-de-la-vidéo-full-HD-avec-le-zoom-à-ouverture-1.8-super-lumineux” apportera certes une belle image à l’histoire, mais uniquement si histoire il y a. Alors,

  • Si vous n’avez rien à montrer, ne le montrez pas.
  • Si vous n’avez rien à dire ne le dites pas.
  • Si vous n’avez rien à raconter, ne faites pas un film.
3) Je ne dois pas prendre mon pied !

Comment reconnait-on, au premier coup d’œil, une vidéo amateur d’une vidéo professionnelle ? Par le mal de mer provoqué par les mouvements Parkingsoniens de la caméra.
Tenir une petite caméra à main levé en la remuant comme un troisième œil ne va pas créer le superbe plan séquence d’intro du film Snake Eyes ! Cela donnera juste envie de vomir.
Même les cameramen professionnels utilisent un pied, un tripode, pour stabiliser la caméra et avoir un plan bien fixe. C’est la base du tournage.
Alors  investissez, et prenez votre pied, c’est le meilleur moyen de faire des images propres.

4) Le plan séquence, c’est mieux que la séquence de plans

Si les réalisateurs utilisent des séquences de plans, des coupes, du montage, c’est qu’il y a une raison.
Les séquences de plan redonnent à la vidéo la vie qu’elle ne capte pas naturellement. Elles donnent du dynamisme à votre sujet. Elles aident un interviewé à être aussi bon sur le film que dans la vie.
Alors travaillez en séquences courtes. Montez avec du rythme. Vous insufflerez un supplément de vie à votre histoire.

5) L’improvisation dynamise le film…

Je prends ma caméra, je vais tourner, on verra bien. On arrivera bien à en tirer quelque chose au montage.
Non !
Si vous n’avez rien filmé de bon, parce que vous n’aviez pas préparé votre tournage, ce n’est pas le montage qui rattrapera votre erreur.
Tous les artistes vous le diront, improviser imlique d’avoir déjà tout écrit . Interview, reportage, tournage d’un film de lancement de produit, ou démonstration technique, la préparation est la clef de la réussite. Écrivez, scénarisez, storyboardez, avant de réaliser.

6) C’est pour internet, pas besoin d’une vidéo de grande qualité

Et bien c’est faux, encore. Pour deux raisons, une raison technique et une question de communication.
a) Techniquement, une image de très bonne qualité, sans fourmillements dans les noirs, très peux déformée par les compressions de la caméra, sera plus facile à compresser pour le net. À débit égal, l’image finale sera de meilleure qualité, plus claire, avec moins de pixels qui bougent.
b) Côté communication, l’image que vous transmettez par le film se doit d’être le reflet des valeurs et de l’image que vous voulez donner de votre entreprise. Alors une image de qualité, un son bien travaillée,un film bien réalisé, transmettent inconsciemment une image de professionnalisme. C’est l’image de marque de votre entreprise que vous transmettez par la vidéo que vous produisez, ne l’oubliez jamais !

7) La vidéo c’est cher, autant en tourner plus long

Mes clients me demandent souvent combien de temps doit durer une vidéo. J’ai pour habitude de répondre crûment, à la façon d’Alfred : « La durée d’un film devrait être directement liée à la capacité de la vessie humaine. »
N’achetez pas la vidéo au poids, ni à la durée, même si ça vous paraît cher.
Un film de 30 secondes composé de multiples plans, avec des effets spéciaux, des tournages en décors, des comédiens, va couter beaucoup plus cher qu’un film de 10mn fait d’un seul plan fixe sur une personne qui parle seule dans le désert. Mais il sera bigrement plus efficace.
« Plus c’est long plus c’est bon » ne s’applique pas au films.
Pensez, quand vous concevez votre film, au temps dont disposera votre spectateur pour le voir. Puis pensez à ce que vous voulez lui raconter, ce que vous voulez qu’il ressente, et ce que vous voulez qu’il mémorise. La durée s’imposera d’elle-même ensuite ; quand le scénario tiendra la route….

8) Heuuuu, je sais pas bien raconter les histoires…. Mais je vais essayer de vous en raconter une…

Aille ! Je ne me souviens plus bien de la blague que m’a racontée mon pote marseillais, mais je vais vous la raconter quand même. Heu c’est l’histoire d’un type… Flop assuré.
Écrire et réaliser un film c’est engager votre public à suivre les chemins que vous lui tracez, alors, si vous n’aimez pas raconter des histoires, évitez de réaliser des films. Il faut aimer son public, avoir envie de lui faire vivre une histoire. C’est la première condition pour réussir à écrire et réaliser cette histoire en vidéo. Mais rassurez-vous, ça s’apprend… Je vous l’ais dit, c’est un métier.

9) Dire et montrer en même temps c’est mieux…

Hitchcock a beau avoir ditTout ce qui est dit et non montré est perdu pour le spectateur.
Ce n’est pas une raison pour dire et montrer, tout, en même temps, de façon naïve, comme si on parlait a des imbéciles.
Encore une mauvaise habitude de nombreux films institutionnels, et de nombreux films amateurs : la surcharge et la redondance d’information. On ne dit pas ce qu’on montre et on ne montre pas ce qu’on dit. La bande son et l’image sont efficaces si elles apportent des informations complémentaires. La répétition d’une information à plusieurs moments améliore la mémorisation. La redondance d’information au même moment entre le son et l’image fait perdre son charme et son émotion au film.

10) La vidéo c’est comme une plaquette animée

Non! C’est faux! Chaque média a ses forces et ses faiblesses. La grande force de la vidéo, la force d’un film, c’est de pouvoir faire passer, créer, générer, transmettre des ÉMOTIONS. Je dois l’admettre, une vidéo de démonstration technique, voire même de descriptif de montage d’un appareil, c’est aussi de la vidéo . Mais ce n’est qu’une façon plus confortable de montrer un manuel. C’est utile, OK .
La vrai force d’un film c’est de pouvoir associer votre marques, votre service, votre produit à une émotion positive. On ne retient bien que de nos émotions. Alors utilisez la vidéo pour créer des messages qui se mémorisent grâce à des émotions. Vous verrez, ça marche !!!!!

 

Si vous avez lu jusque là, c’est que vous êtes résistants, alors partageons:

Avez-vous expérimenté d’autres idées reçues? Racontez-les nous dans les commentaires. Ensemble, on peut viser le top 50 des idées reçues qui font capoter une vidéo.

Merci d’avance pour vos contributions ! A très bientôt sur sur post ou d’autres
Fred

Tags:

Trackback from your site.

Frédéric Veve

Sparring-partner en Communication & Management . J’entraîne les différents intervenants de l'entreprise à "Mieux se Comprendre pour Mieux Entreprendre". 20 ans de passion d'Entrepreneur, Formateur, Speaker & Metteur en scène d'entreprise !

Comments (1)

Leave a comment


− 2 = 5

Testez Mind Meister Gratuitement

Très bon outil de Mind Mapping Collaboratif en ligne Mind Maps

Lien partenaire commissionné